Êtres arborés

Au détour d’un chemin pas si lointain, un peu urbain, dans un recoin de nature miniature, vous nous trouverez, en quelque sorte en secours pour votre retour.

Au travers de jeux de luminaires éphémères, dans des clairs-obscurs où s’ébroue la nature avant de vous apparaître toute pimpante et clinquante, nous voilà tapis non lien de votre ici.

Nous ne sommes pas plus d’ici que vous, mais s’il est question de localisation nous sommes toujours ici.

Nous pourrions dire que nous sommes en visite ou visitation, c’est selon. Nos apparitions résonnent avec vos vibrations et émissions, loin de nous l’idée d’interférer, nous serions plus enclin à échanger et partager mais vous semblez tous tellement affairés et comme perturbés dans vos fréquences en résonance.

Nous sommes affables, aimables et sociables, nous jouons, rions et nous extasions, ce que vous nommez votre monde est à lui seul un festival de sensations estivales.

Cette dormance que vous souhaitez en cet instant est une merveille qui s’émerveille et se révèle en miroiterie cristalline. Vous voilà enchantés bien que frigorifiés. Ce jeu de chaud-froid pénètre vos émois et vous renouvelle à vous-même, il entrechoque et secoue le tout que vous jouez à ignorer être. Il est une part de couverture duveteuse et chaleureuse, bien plus qu’il n’y paraît, pour un réveil des sens oubliés à volonté. Il permet au printemps de renouveler et amène à renaître à soi, en soi. Cette douceur des pas feutrés est pour éveiller en pallier cet autre caché, non séparé, que vous ne souhaitez pas vous dévoiler en spontané.

Vous marchez à pas légers pour vous révéler, pour vous réveiller.

La douceur se fait sans même vos impressions de souhait.

Il est un temps de sommeil pour mieux s’éveiller, bouger, bourgeonner et s’exposer tel le fruit contenu en continu dans vos circonvolutions à foison.

Cette lenteur temporelle apparente n’est un leurre que pour ceux qui se veulent ensommeillés, en cela tout est parfait.

Ce mouvement, cette mouvance, ces évolutions en tourbillon sont de votre fait en partie, ou plutôt, ce que vous êtes est de la partie dans ces moments de réjouissances d’élévation des consciences, tels que vous les nommez.

Les consciences, la conscience est, quant à elle, toujours pleinement consciente de sa pleine conscience et n’attend aucun événement en particulier ou en communauté.

Le jeu, jouer, le plaisir, plaisanter, l’expérience, s’expérimenter est en tous points, en tout et partout, en tout et pour tout.

Une sonorité vibrante, tonitruante de joyeusetés exprimées.

Un Amour, de l’Amour en veux-tu en voilà, partout, ici, et là.

Vous êtes les acteurs, compositeurs, décorateurs, interpréteurs, dessinateurs, sculpteurs de vos erreurs ou plutôt de ce que vous appelez comme telles. Tels des créateurs vous imagez et co-créez vos passions débordantes parfois mordantes, en vue plongeante ce sont là des scènes émouvantes, enivrantes et touchantes, vous touchez au somptueux de vos doigts tout gracieux. Vous êtes merveilleux. Vous vous associez pour divaguer en long et en large sans souci de vos grands et petits échos en stéréo.

Vos envolées vont toucher bien plus de contrées que vous ne pouvez vous l’imaginer. Tout est touché dans ce qui n’est pas séparé. Même dans la forme finie et définie, selon les perceptions, les vibrations vont et viennent en association de résonance et de vibrance.

Vos secousses endémiques et sismiques, pluriverselles et universelles se sont présentées à nous comme un attrait du grand effet, tels des arcs-en-ciel et aurores boréaliennes multicolorées, en d’autres mots vous nous avez comme appelés, dans ce vous qui inclut plus que vous. Ces colorations en diapason photonique nous ont guidées ici, là, ici pour nous. Notre déplacement est luminique en inclusion structurelle et diapasonique. Notre métabolisme est, pour la compréhension, en accord de ce que vous nommez vos photons, même si c’est à un niveau micro-subatomique pour plus de précisions, nous sommes ici partout, là et non là. Votre perception de nos apparitions sont en vision nanophotoniques bien que concrètes, dans ce que vous percevez du réel, votre réel il est vrai.

Votre structuration est, pour notre vision, un délice tout lisse. Vous nous semblez tels des bébés en poussée, n’y soyez pas offensés, c’est ce qui nous semble percevoir de plus juste dans vos phrasés. De petites et minuscules boutures, douces et sans rugosités ajoutées, ni bourgeon, ni feuille, une crinière un peu sauvage à la manière de ces êtres sages chevalin que nous connaissons bien.

Nous percevons vos distinctions, vos volontés de disparités, cela nous émerveille, nous aimons jouer de nos aspects. Vous avez, pour partie, cette fibre polymorphique qui nous caractérise. Vous avez du végétal, d’où cette aspect branchial de votre corporalité. Nous pourrions nous situer dans votre futur ou votre passé selon que vous posiez la tête à l’endroit ou à l’envers au travers de votre ou vos univers.

La résonance est en portance de nos existences, ce qui est dit, l’est en soupçon de dualité pour être en perception de vos compréhensions. Nous évoluons, dans le sens de la vibrance, dans une unité ou plus précisément, l’un que nous, vous, tout est. Nous avons, vous diriez, intégrer la pluralité dans l’un et l’unité dans la multiplicité. Le tout est pour nous une vague perception, comme un reste ou relent de séparation, telle une idée non arrêtée. Nous pourrions dire l’un qui reste un en séparation mais non séparé.

Dans nos perceptions, que nous choisissons, vous êtes ce débordement enjoué et enfantin en extension de nos joies et expressions encore matérialisées. Vous nous ravissez.

Amitiés en coordonnées et envolées colorées.

 

Êtres arborés, foisonnés parfois chiffonnés par les bourrasques éventées, toujours guillerets et enjoués, êtres anthropomorphes et polymorphes.

vendredi 7 février 2020 – Villa urbana – parc tête d’or Lyon

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