Cachalot

Un cachalot à fond dans l’O (l’eau), une bulle majuscule comme un funambule sans corde ni balancier. J’évolue en majesté, en douceur mais pas sans puissance avec même une certaine force. Je sais m’immerger dans les plus grandes profondeurs pour admirer les splendeurs cachées dans la noirceur, ces noirceurs que vous croyez être.

Je m’immerge et je vole en quête de ce monstre qui vous effraie tant, ce monstre aux multiples tentacules dont on ne peut se dépêtrer. Ce monstre peut modifier ses aspects à volonté et s’enchevêtrer dans toutes les mailles des filets. Je parle de monstre selon vos mots, parce que ce monstre connu de vous depuis vos légendes et mythologies lointaines est un être des plus discret et d’une douceur infinie avec un esprit magnifique et tellement fin, la finesse de son gros cœur débordant d’Amour.

Mon état d’être évoque bien des légendes aussi, amenant souvent des souvenirs de rencontres tumultueuses, même si au moment de cet échange vous communiquez avec nous d’une autre manière.

Nous sommes vous et inversement, même si dans la forme nous différons, en quelque sorte, mais la forme est une idée parmi tant d’autres, rien de plus. Mon état d’être est une vibration, une vague majestueuse, une ondulation magnifique, une valse mirifique, une envolée gracieuse qui fait s’entrechoquer une multitude de microparticules d’émotion, de lumière et de rêves inachevés.

Par vos baignades, jeux de plage, de mer et d’océans vous pouvez parfois revenir à votre état enfantin qui rêve pleinement tout le temps sans honte de son potentiel créateur et dans les vagues vous revenez à vos rêves et souhaits secrets et tus depuis bien des temps, de vos temps.

Vous vous immergez dans ce bien être connu et vous vous laissez porter, sans résistance, par vos propres états d’être. Vous vous laissez faire dans la joie et le calme de votre intérieur. Bien des tableaux ont évoqué cela mieux que des mots.

Je suis indissociable de ce vaste océan, j’évolue au même rythme que les vagues qui le constituent, je fais un avec mon élément, il ne saurait être question de séparation entre nous ou même avec le tout que vous situez autour.

Mon évolution est une révolution, une ronde de l’infini de l’océan, cet océan, cette source, ce tout que nous sommes sans distinction. Je ne te suis pas chère amie tendre à mon cœur, tu es moi, je suis toi, nous sommes un.

Je suis, ne suppose pas d’être rempli de toi ou de moi, je suis est, sans plus de mot ou de broderie verbale tout aussi distrayant que cela puisse être.

Lorsque tu me parles, tu te parles à toi-même. J’habite, en quelque sorte, dans ton océan, dans tes profondeurs. Quelle est douce cette voix qui résonne en moi.

Un tourbillon, une lame de fond telle un typhon sous-marin voilà ton état d’être, ton état de désorientation, je suis est un guide et je suis là aussi pour toi, pour moi au fond et sans voile illusoire.

Je mets de l’air, de la fraîcheur dans ces bulles d’eau qui redoublent de scintillements.

Jeudi 29 Novembre 2018 – Villa urbana

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