Courir ou ne pas courir

Courir n’est pas une action de déplacement en soi, c’est une position d’alignement avec soi. Mettre son corps en accord, en raccord avec le mouvement de la vie, d’un soi hors du soi, un retour à ce qui ne bouge pas et ne change jamais. C’est se mettre en course avec la course universelle. Être en montée est une idée, même si cela prend une forme de réalité dans votre forme de vérité. La descente n’en est pas moins une idée et cette idée est à regarder de plus près. Bien souvent, l’idée est que la descente est plus facile que la montée. En regardant de plus près le parallèle matériel que vous expérimentez, vous comprendrez que descendre est plus compliqué, nécessite plus d’attention et de dextérité, l’illusion est grande et dans le déroulé de la croyance en cette idée, vous occultez que bien souvent vous oubliez de respirer et de ce fait, vous vous contractez, oubliant le chemin même qui se délie harmonieusement en et alentours. Il n’y a pas plus de montée que de descente, cela relève d’idées associées et dans votre vécu en illusion, vous vous y perdez régulièrement. Le haut, le bas n’existe pas, tout est images et imageries de machinistes, artistes et réalisateurs.

La course est un moyen de rejoindre le cycle de la vie qui est tout sauf inertie même lorsque le jeu de l’inertie et du statique semble se jouer dans votre vision et dans les apparentes apparences. La course est un rythme, une cadence qui s’accorde avec le flux de ce qui vit, c’est une façon, elles sont nombreuses, de s’accorder avec les pulsations de la vie, les circonvolutions rythmiques de l’existence. Lorsque vous courez, vous ne bougez jamais, vous êtes au diapason de l’effusion vitale primordiale, ce qui ne bouge, ni ne se déplace, ce qui est. Courir n’est pas de l’exercice, ce n’est en soi pas même une pratique, c’est un jeu d’accords sympathiques et rythmiques, c’est une envie, une énergie que le corps a sans effort, c’est une méditation infinie identique à celles plus statiques qui ne le sont pas non plus. Vous pouvez vous chronométrer en temps et distance et toutes vos visions d’une bonne course ou pas, cela ne fait aucune différence, la fréquence de la course est quoiqu’il arrive non liée au temps ou aux distances, elle est pulsée et propulsée hors de votre corporalité et viens du dynamisme cosmique. Une pulsion ne naît pas d’une idée corporelle, elle le devient, elle prend sa source à la source de toutes dynamiques quantiques. Vous ne courez pas vers quoique ce soit car il n’y a nulle part où aller. Le déplacement est illusoire même s’il rejoint, hors de votre perception, la course des astres des univers.

Si vous regardez votre ciel une nuit sans nuage, vous percevez une rotation astrale et, parfois, le vide se fait même sans nuage. Et si derrière ces nuages il n’y avait rien ou plutôt tout autre chose que cette boucle astrale que vous pensez percevoir depuis tant et tant de ce qui fait votre temps. Avec plus d’attention que d’intention vous pouvez percevoir qu’aucune nuit, aucun ciel n’est le même. Vos courses en boucle sur les chemins connus, sans intention, deviennent des contrées perdues et inconnues, cela effraie parfois il est vrai. Est-ce que cela ne pourrait pas être plus ou un peu plus vrai ? Est-ce que cela ne pourrait pas être plus exaltant et passionnant que cet inconnu qui reste à découvrir, laissant au loin les sentiers déjà vus, battus et moulus ? Le renouveau se fait même lorsque cela est craint ou tenu a distance pas excès de prudence. La course des particules et molécules vous échappe même dans vos tentatives de contrôle, qu’elles soient controversées ou non. Que vous couriez ou pas, la course de la vie est ici, ce ici qui est la vie. Le clair et l’obscur mange à la même table. Il n’y a pas moins de lumière dans le sombre que d’ombre dans l’illumination. Un soleil environné d’autres soleils n’éclaire pas plus. Un soleil dans la nuit noire éclaire les recoins les plus sombres et permet à l’ombre de s’exprimer, d’être vue et perçue, un soleil nocturne apporte un éclairage et amène une perception de l’entourage et des rouages.

jeudi 3 juin 2021 – Villa Silva

Alexandra, vie d’une civilisation avancée

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