Amour inconditionnel

Libérer l’aspect naturel dit sauvage, on ne maintient qu’artificiellement la vie dans les enfermements, ce n’est donc pas une vie libre, mais un cloisonnement restrictif, un aspect minuscule de la vie, une pâle figure ou figuration. Il existerait des risques à vivre libérer, enfin vus ou perçus comme tels, le simple fait de penser qu’il peut y avoir un risque est déjà en train de poser le cadre donc les restrictions en cascades. Une vie, la vie, n’a aucun cadre défini ou prédéfini, elle englobe le tout de la scène cadrée ainsi que le cadre lui-même et le hors cadre ou ce tout qui n’est en rien cadré. Même dans ce qui est cadré il y a du non cadré parce que lorsque l’on s’impose ou croit imposer un cadre, à l’intérieur même de ce cadre et de ce qui est cadré vous n’avez aucune réponse du pourquoi et comment cela tient dans un cadre. L’image serait de regarder le soleil au travers d’un cadre fait de vos doigts avec la perspective le soleil rentre dans le cadre mais au vrai il est plus grand.

La perspective est une autre façon d’appeler un cadre, vous ne vivez pas pleinement, vous posez des perspectives, vous cadrez, encadrez et envisagez, oubliant souvent l’environnement, encore plus l’environnement intérieur. Vous croyez avoir surmonté vos peurs, en fait, ce sont elles qui tirent les ficelles de la marionnette que vous jouez. La plupart du temps, vous oubliez d’être présent dans vos propres vies. Une sorte de petite mort finalement, dans laquelle vous vous contentez de barboter sans même prendre la peine ou le temps d’apprendre à nager pour vous extirper de ce bassin enfantin, tous, en apparence, heureux d’avoir vos vies dictées, fais pas ci, fais pas ça, etc. Cela depuis de longues lignées, est devenu le seul sport pratiqué à savoir, de surnager sous les dictées. Et pour se faire, nombre d’entre vous ont accepté d’être soumis à la dictée, histoire de faire croire qu’une virgule à la mauvaise place pouvait réellement mériter un châtiment, de mauvaises notes, notations et appréciations, que dire d’une apostrophe ou pire d’un point, que vous avez allègrement tendus en attente du bâton pour vous remettre les bonnes idées bien en place. Pas les vôtres d’idées, celles d’un collectif qui n’a jamais pris le chemin du vrai commun, celui-là même qui porte ou devrait porter l’individu à s’exprimer pour ce qu’il est, pas pour ce que le collectif non natif décide qu’il ou elle doit, devra ou est, au-delà de ce qui est manifesté.

Personne ne rentrera dans le cadre d’un despote mineur ou majeur, en tout cas pas sans la force, les forces déployées et employées dès vos plus jeunes âges d’enfants soi-disant pas sages. Une vérité pourtant criée est que la vérité sort de la bouche des enfants. Pourquoi, alors, êtes-vous d’accord pour décompter tant de mauvais garnements ? Est-il possible de voir que vous tentez vainement, en commun, de faire plier tout ce qui naît qui est forcément hors cadre parce que tout innocent ? Alors, commence le grand lavement, de cerveau essentiellement. Vous n’en êtes même plus conscients, tout occupés que vous devenez à vous perdre dans l’inconscient collectif et tenter désespérément de vous ressembler et de vous rassembler pour prendre ce fameux cliché de société de tous vous mettre dans le même cadre. Jusqu’à inventer même une fonction hautement distinguée, gratifiée et enviée qui n’est autre qu’un leurre et une billevesée qui n’a de sens que dans l’absence. Vos cadres et cadres sup qui ont, dans un encadrement dédié, acceptés de recadrer les non cadres, se retrouvant grassement payés, ou croyant l’être, pour faire plier les non cadrés, ne voyant même plus qu’ils sont eux-mêmes cadrés en permanence et se sentants justifiés d’en faire autant à qui leur tombe sous la pâte ou hors du cadre.

L’architecture est pure ou purement biscornue, du moins tente-elle de faire bonne figure, mais la base ou les racines étant négligées, la pyramide ou l’arbre deviennent tordus et la chute est elle-même engendrée dans le cadre qui devait, normalement, tenir tout cela debout. De bancale ce château de sable devient mouvant et bringuebalant, tout et tous s’activant, croyant amener stabilité et cohésion dans le cadre, personne n’ayant jamais penser à sortir de ce même cadre pour voir la raison évidente de pourquoi cela ne tient pas. Cela choit parce qu’un agglomérat de cadres sans liaison réelle ne peut en aucun cas tenir debout, cela suppose de sortir tous de ce fameux cadre se voulant unique et voir que chacun a quand même gardé son cadre bien à lui. Vous n’êtes pas accordés sur les faits, vous êtes coincés, enchevêtrés et maintenus en équilibre instable par les arêtes et coins de vos cadres respectifs. Cela donne l’apparence d’avoir une existence mais c’est un tableau morcelé, surréaliste et non une œuvre libérée. Pour qu’elle existe, il est nécessaire que chacun sorte de son cadre. Il n’y a pas un cadre unique mais bien une multitude de petits, moyens, grands, plus grands, etc cadres, selon l’idée que chacun se fait de ce qu’il ou elle est dans l’actuel, le futur et le passé. Sortez maintenant non pas dans la rue pour faire un pêle-mêle de cadres, sortez de vos cadres respectifs et plongez sans attente, sans attendre dans l’océan qui semble inquiétant de vous-mêmes et de cette vastitude qu’est la vie. Qui mieux que soi-même peut penser et sentir pour soi-même ? Après tout, qui peut vivre la vie à la place d’autrui ?

Canalisation reçue de la Déesse Basthet

vendredi 3 septembre 2021 – Villa silva

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